Tenter une expérience professionnelle aux USA, bonne ou mauvaise idée ?

Projet professionnel

Le rêve américain continue d’attirer chaque année de nombreux français désireux de s’expatrier outre-Atlantique. Travailler aux États-Unis promet un véritable choc culturel. Le pays offre beaucoup d’avantages aux français, mais il apporte également son lot d’inconvénients. Alors tenter une expérience professionnelle aux USA, bonne ou mauvaise idée ?

Pour s’expatrier aux États-Unis, mieux vaut maîtriser l’anglais

Maîtriser la langue de Shakespeare est un prérequis indispensable pour mener à bien son projet professionnel aux États-Unis. Pour cela, il est possible de suivre une formation d’anglais pouvant être entièrement prise en charge par le CPF (Compte Personnel de Formation). Le CPF permet à toute personne active ou demandeur d’emploi de financer une formation grâce à des droits mobilisés lors de ses différentes expériences professionnelles. Il s’agit d’un moyen formidable de se former à moindre coût, voire gratuitement, dans le domaine de son choix. Parmi les possibilités offertes, une formation d’anglais professionnel (ou anglais des affaires) est un choix tout à fait judicieux pour quiconque voudrait acquérir des compétences linguistiques. Par ailleurs, la maîtrise de l’anglais des affaires est un véritable plus sur le CV. Cela permet de mettre toutes les chances de son côté pour trouver un emploi aux États-Unis.

Dans le cadre du CPF, divers organismes de formation, parmi lesquels certains disposent de certifications CPF, proposent des formations d’anglais. Pour accéder à son Compte Personnel de Formation, il suffit de se connecter à l’aide de ses identifiants afin de prendre connaissance des droits cumulés. Ensuite, une simple recherche permet de mettre en évidence les formations près de chez soi. Il faut savoir que de nombreuses formations peuvent être réalisées à distance, ce qui représente un atout non négligeable. En effet, cela offre une flexibilité indispensable pour de nombreuses personnes.

Travailler aux États-Unis offre une multitude d’avantages…

Se former en anglais, c’est bien. Mais avoir l’opportunité de mettre en pratique ses connaissances linguistiques dans un contexte professionnel, c’est encore mieux. À votre retour en France, vous bénéficiez d’un atout incontestable pour les employeurs. Un autre avantage de travailler aux États-Unis est le salaire, souvent plus important qu’en France. Il s’accompagne souvent d’un 13ème mois, ce qui annuellement représente un avantage non négligeable. Si vous êtes efficace, attendez-vous à recevoir une promotion. Aux États-Unis, la vie de l’entreprise est beaucoup plus souple qu’en France. Le droit du travail, notamment, représente souvent un frein pour les employeurs dans l’hexagone. Outre-Atlantique, si vous parvenez à trouver une meilleure opportunité, vous pouvez partir du jour au lendemain. Exit les périodes de préavis, souvent longues et handicapantes. Enfin, en fonction de l’État où vous travaillez, vous pouvez profiter d’une politique d’impôts avantageuse. En contrepartie, certains États imposent des taxes importantes, pouvant s’élever jusqu’à 40 % de votre salaire.

Mais le système juridique américain est moins protecteur qu’en France

Aux États-Unis, il est certes plus aisé de trouver du travail, mais il est en même temps beaucoup plus simple d’être mis à la porte. En France, les licenciements sont strictement encadrés par la loi, et il ne saurait être question pour un employeur de donner congé à un employé sur la base d’un motif qui ne serait pas réel et sérieux. Dans ce cas, il s’expose à de lourdes sanctions. Aux États-Unis, les contrats de travail sont beaucoup plus souples. Le préavis par exemple n’existe pas aux États-Unis. Bien sûr, cela représente un avantage pour le salarié qui souhaite cesser de travailler dans l’entreprise. Mais l’employeur dispose également de ce droit, et il n’a nullement besoin de prévenir l’employé un temps raisonnable à l’avance. Si vous n’êtes pas efficace au sein de votre emploi, attendez-vous à être licencié du jour au lendemain.

En travaillant aux États-Unis, il faudra dire au revoir aux 5 semaines de congés payés par an. Ce droit durement acquis et si cher aux français n’est malheureusement pas la règle outre-Atlantique. Les américains prennent en moyenne 2 semaines de congé par année de travailler. Avec l’expérience, il est possible de prendre davantage de vacances. Les jours fériés, normalement rémunérés en France, ne le sont pas toujours aux États-Unis. De plus, attendez-vous à travailler plus d’heures par semaine. Dans le pays de l’oncle Sam, il n’est d’ailleurs pas bien vu de prendre beaucoup de jours de congés. Les français sont même parfois perçus comme des fainéants. Si en France vous déjeunez régulièrement au restaurant avec vos collègues, il faudra oublier rapidement cette habitude. Les américains prennent généralement une pause-déjeuner rapide, et ne s’attardent pas au restaurant.

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